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La polyamorie Mon livre

Mon passage à Radio Galère

Au milieu de toutes les « premières » que m’offre la parution de mon livre, j’ai été interviewée pour la radio. C’est Radio Galère, une radio militante marseillaise, qui m’aura offert cette primeur.

Radio Galère, c’est une toute petite radio associative fauchée, qui propose une émission hebdomadaire, « l’Agora », où un animateur, le président de l’université populaire de Marseille, Jean-Pierre Brundu, donne la parole aux citoyens de la citée phocéenne.

Jean-Pierre Brundu, très sympathique au demeurant, ne connaît rien à la polyamorie. Comme beaucoup de monde, il a une idée assez vague et souvent erronée de notre sujet. Qu’à cela ne tienne ! Il allait offrir une fenêtre d’une heure à la polyamorie, et j’allais pouvoir en parler à partir de mon histoire, celle que je raconte dans mon livre. Malheureusement, au moment de l’interview, il n’en avait lu qu’une toute petite partie, et j’allais devoir lui expliquer le B.A.-BA. avec mes seules références. Difficile exercice que de s’adresser à un public néophytes, de ne pas l’égarer ou l’effrayer, en évitant de trop généraliser.

Alors cette première interview, enregistrée par visio avec les moyens du bord, d’une seule traite et sans aucune retouche, est bien sûr imparfaite. On pourra trouver, à juste titre, que c’est hétéro-centré, que mes propos n’ont pas toujours été suffisamment recadrant ou inclusifs, et que mon discours se construit essentiellement à partir de la pensée normative dominante. C’est vrai. Mais pour autant, j’en suis tout de même plutôt satisfaite. Il répond à l’exercice de toucher un public large, de l’informer sur ce modèle relationnel alternatif, et de lui en donner une image non dogmatique.

Vous voulez m’entendre ?

Attention, pour des raisons d’anonymat , dont je parle , j’ai demandé à être floutée.

8 réponses sur « Mon passage à Radio Galère »

Bonjour,
J’attends de recevoir mon exemplaire du livre.
Personnellement, je préfère polyamour, du fait que je ne suis pas anglophone du tout.
A 38 ans (2007), après 20 ans de couple « ordinaire », je tombe amoureuse et j’encaisse ce choc et les interrogations liées. Toujours amoureuse de mon mari, je ne me comprends pas. Dire « je t’aime » à ce nouvel amour et dire « je l’aime » à mon amour de longue date, fut difficile à sortir de soi. Ce nouvel amour me fuit. Mon mari fut anéanti. La communication a contribué à ce que l’on découvre que l’amour ne doit pas se vivre au détriment de l’amour. Il n’est pas honteux d’aimer. L’on rencontre tout au long de sa vie. C’est alors que bravant la société, je décide, consensuellement avec mon amoureux historique, d’accepter l’amour émotionnel lorsqu’il se présente. Nous avons vécu cela difficilement durant 4 ans, et un jour, un inconnu évoque le polyamour et sa définition. Je pu alors me trouver vraiment. L’identification finalement est essentielle.
Aujourd’hui, après un immense travail sur moi, devenue adepte de la CNV, je suis polyaffective et finalement libérée des impératifs sociétaux. Je vis bien dans ma peau. Ce n’est pas aisé et oui, déconstruire pour se trouver. Non, mon chéri historique n’est pas devenu poly. Il trouve cette vie complexe et ne désire pas consacrer du temps et de l’énergie à d’autres relations. Déjà, m’accompagner, discuter, partager… lui demande temps et énergie, en plus de l’attention à notre relation.
Je ne vis pas sexuellement mes relations extérieures, qui sont sous le signe de l’amour affectif principalement 🙂

Bonjour et merci de votre message. Votre histoire est assez proche de la mienne, vous vous retrouverez sans doute dans le récit que j’en fais. Je vous souhaite encore bien du bonheur sur cette voie qui nous rend profondément vivant.es !

La libération par l’écrit, et en plus lorsqu’elle s’ouvre aux autres. Bravo ! J’écris beaucoup également et un livre représente des heures de travail.
En 2011/12, j’avais lu beaucoup sur le développement personnel et écrit un petit (essai ?) quelque chose, jamais publié car reposant beaucoup sur des citations.
L’égoïsme tel qu’évoqué, je l’accepte volontiers. Mes parents, lors de mon coming out (à 42 ans, :)), m’avait balancé ce mot, pas dans le sens défini dans cette interview, malheureusement.
Merci de faire avancer les mentalités, de faire comprendre que l’on parle ici d’amour et que personnellement, je suis éteinte sans amour.
J’ai traversé des périodes mono-amoureuses, où j’étais bien… jusqu’à ce que l’amour se présente de nouveau à moi. Les œillères, c’est cela qui me tue et m’éteins. Depuis que j’ai ouvert mon coeur, je le laisse accueillir, sachant que j’offre obligatoirement une relation sophistiquée, dans laquelle il faut du courage pour m’offrir une réciprocité

Merci pour ces encouragements !

« sachant que j’offre obligatoirement une relation sophistiquée, dans laquelle il faut du courage pour m’offrir une réciprocité », j’aime beaucoup…

Heureusement que je te connais « en vrai » Ella Sollë car pour moi il y a quand même beaucoup de choses qui me paraissent problématiques dans cette interview. Nous avons eu l’occasion d’en discuter ensemble, face à face, il y a quelques jours. <3 <3 <3

Moi je dis qu’il est parfait car justement il est imparfait ! Et il a l’audace d’exister dans une exemplarité exceptionnelle !
Merci Ella de nous montrer ta nature forte et vulnérable, tes mots sincères et que tu cherches, ta beauté et tes zones d’ombre.
Je suis fier de te connaître 🙏🏼

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